Weeky n° 4

Une mauvaise raison

542 mots (1 vote)

Anna ferma sa valise en s’asseyant dessus. Elle fit tourner les petites roulettes du code de verrouillage et sortit la poignée qui servait à la faire rouler.

Marc arriva derrière elle.

— Tu fais quoi là ?

— Ben, tu vois, je fais ma valise.

— C’est ridicule ! Tu ne vas pas partir à cause de ça !

— Ben si ! Ça n’a peut-être pas d’importance pour toi, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

— Pffff… Mais c’est n’importe quoi ! T’es trop impulsive ! Prends le temps de la réflexion.

— Je suis trop impulsive ?

— Oui quand même !

— C’est bien réfléchi contrairement à ce que tu crois.

— D’accord, d’accord… Calme-toi !

— Mais je suis calme !

— Mouais.

Anna sortit de la chambre écrasant les pieds de Marc avec les roulettes de la valise.

— Roule-moi sur les pieds, vas-y ! Ça ne va rien arranger !

— Pffff !

Marc suivit Anna jusque dans le séjour.

— OK, je te promets, je ne le referai pas.

— Trop tard, tu l’as fait une fois tu peux recommencer. J’ai pas confiance.

— Mais ça ne change rien pour toi. En plus c’est caché, personne ne peut le savoir.

— Mais si, c’est la honte pour moi.

— C’est la honte ? Mais n’importe quoi ! Y a que toi et moi qui le savons.

— Allez pousse toi !

— Non, reste là, s’il te plait. C’est ridicule de se prendre la tête pour ça.

— T’inquiète pas ! Il y a bien d’autres choses à dire.

— Comment ça ?

— Euh… Tes slips, par exemple !

— Quoi ? Quoi mes slips ?

— Ben ils baillent, l’élastique est complètement détendu, ils ne ressemblent à rien quoi !

— Mais pourquoi tu parles de mes slips ? Tu crois que je passe mon temps à me désaper quand je vais voir mes potes ?

— Non ! Mais on ne sait jamais ! Quand tu vas chez le docteur, tu me fais honte !

— Chez le docteur, c’est différent. Je fais attention à ce que je mets comme sous-vêtements. Et ce n’est pas le nombre de fois où j’y vais dans l’année. Cela dit, c’est pas moi qui me balade toute une soirée avec un bas filé.

— Ça ne m’est arrivé qu’une seule fois. Et en plus je te signale que c’est toi qui ne m’as même pas dit que mon bas était filé. Car je te signale que j’en avais un double dans mon sac à main. Sur ce, salut.

Elle sortit dans la rue, Marc la suivit jusque sur le trottoir.

— Aller quoi ! On ne va quand même pas s’engueuler pour ça ! Tu vois un peu le niveau de notre conversation ?

— Ce qui n’a pas d’importance pour toi l’est pour moi. Je n’ai pas envie de rester avec un looser.

— Un quoi ? C’est bon, tu crois que j’ai envie de rester avec une psychopathe, moi ?

— Non, retourne pas la situation. On parle de toi, là !

— Quoi ? Mais on peut aussi parler de toi, non ? Tu crois pas que t’es un peu barrée comme fille ? Tu connais quelqu’un d’autre qui quitte son mec pour cette raison ? Moi j’en connais pas.

— Et bien tant mieux, tu pourras aller avec une que cela ne gênera pas.

Elle mit la valise dans le coffre et monta dans sa voiture.

— Mais c’est pas avec une autre que je veux aller.

La voiture démarra.

— Ne pars pas, s’il te plait. Promis je ne mettrais plus de chaussettes trouées !

Noter et partager

Vous l'avez lu ? Laissez-moi votre note :

Vous l'avez aimé ? Partager cette histoire sur les réseaux sociaux: