Nicolas Deschamps, le cinéma amateur en grand

Ce Nantais a reçu le 1er prix du concours national organisé par la Fédération française de cinéma et vidéo à Bourges. Son court-métrage Une Soirée Ordinaire s’est distingué parmi 88 films.

Il reste très modeste, Nicolas. Pourtant, il a reçu fin septembre une récompense de haut rang dans le monde du cinéma amateur: le 1er prix du concours national organisé par la Fédération française de cinéma et vidéo à Bourges.

Distingué parmi 88 films de cinéastes amateurs, son court-métrage Une Soirée Ordinaire, a conquis le jury présidé par Yves Lavandier, scénariste et script doctor de réputation internationale. « Une soirée ordinaire est mon premier vrai projet; j’ai écrit le scénario assez rapidement au cours de l’été 2009, le film a été tourné dans mon appartement en trois jours en avril 2010 et il est sorti en octobre 2010. De sélection en sélection, il est arrivé au national. »

Le thème ? La violence conjugale

Une soirée ordinaire, c’est le récit d’une soirée familiale tendue, vue à travers les yeux d’une enfant. Le court-métrage aborde le thème difficile de la violence conjugale: « Ce qui m’intéressait, c’était de montrer la double personnalité d’un mec, le double langage. Mais, je n’ai pas fait un film à thèse. Je me suis concentré sur l’écriture sans tenir compte de la réalité d’abord. Après, j’ai vérifié la justesse des propos de mes personnages dans la vraie vie ». Nicolas Deschamps est également le compositeur de la musique qui accompagne son film: « L’écriture a amené le thème musical qui s’est imposé au fur et à mesure que j’avançais ».

Cette distinction nationale récompense aussi un travail collectif de tournage. « Dans tous les cas, un film, c’est collectif. J’ai mobilisé pas mal de gens du club lors du tournage. » Le club, ‘est le CVN (club vidéo nantais) dont fait partie Nicolas depuis 10 ans et dont plusieurs membres ont assuré la technique sur le tournage de son court-métrage. Et le personnage principal, le père à la double personnalité est joué par Didier Jodar, également membre du CVN.

Et cette distinction, ça pourrait changer quelque chose pour la carrière professionnelle de Nicolas, informaticien dans le civil ? « On va bien voir. Pour l’instant, je continue d’écrire, de faire des films. Mon prochain projet sera dans le registre du thriller ». Toujours aussi modeste Nicolas…