Cette année, deux bonheurs arrivaient ensemble : notre premier bébé et une maison bien à nous.

Jérémy Sous les murs

Sous les murs

Nouvelle 75 pages (1 vote)

Quand Jérémy Prevost découvre une pièce cachée au sous-sol de sa future maison, il sait exactement ce qu’il va en faire. Malheureusement la moisissure se cache parfois sous les murs.

A propos

Date de parution: 31 mai 2017

La nouvelle a, au départ, été imaginée pour un concours de nouvelles policières sur le thème « La pièce cachée… et autres lieux secrets ». Finalement trop longue pour entrer dans le cadre du concours, elle n’y participera pas.

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Extrait

Nous avions tout pour être heureux, ma femme Élodie et moi. Enfin, je dis ma femme mais nous n’étions pas mariés, seulement pacsés. Élodie avait vingt-neuf ans et moi j’en avais trente et un. J’étais électricien, je travaillais pour le compte d’un constructeur qui fabriquait des maisons en série. J’avais l’ambition de me mettre à mon compte, un jour. Élodie était secrétaire médicale.

Cette année, deux bonheurs arrivaient ensemble : notre premier bébé et une maison bien à nous.

Pour le premier, ou devrais-je dire la première, les choses se passaient parfaitement. D’après le gynécologue elle grandissait normalement dans le ventre de sa maman. Son poids et sa taille suivaient les courbes théoriques, son cœur battait au bon rythme et en cherchant bien à coups de sonar, on trouvait tous les organes à leur place. Élodie n’était pas malade et, je l’en remercie, elle m’épargnait les envies soudaines de fraises en pleine nuit d’hiver.

Pour le second, il en allait de même. Nous habitions dans un appartement à l’ouest de Saint-Nazaire et nous venions d’acheter notre maison. Pour cela, nous avions bénéficié d’une aide non négligeable. La maison que nous venions d’acquérir était celle des parents d’Élodie, celle qu’ils avaient fait construire et dans laquelle ils avaient toujours vécu.

Il y a quelques mois ils étaient tombés sous le charme d’une villa à vendre à Saint Marc. Une demeure assez ancienne mais avec un beau jardin et la vue sur la mer. Comme ils savaient que nous cherchions une maison, ils avaient décidé de l’acheter et de nous vendre, à prix très raisonnable, celle dans laquelle était née Élodie. Et quand je dis qu’elle y était née c’était bien au sens premier du terme puisque sa mère, prise de court, avait accouché dans sa chambre. Heureusement, mon beau-père, médecin généraliste de profession, avait pu faire le nécessaire.

Pourquoi nous avoir proposé ce marché ? Pour passer une retraite paisible ? Je me le demandais encore.

Bref. Ça faisait deux mois qu’ils avaient déménagé et, avant de nous installer, j’avais l’intention de faire quelques travaux pour moderniser la maison qui datait des années quatre-vingt. Je passais donc mes soirées et mes week-ends à enlever la tapisserie et la moquette, à carreler, à peindre ou à refaire l’électricité.

J’avais une deadline à respecter : l’arrivée du bébé.

À trois semaines du déménagement, je commençais les finitions, ma partie préférée. Élodie, qui venait de temps en temps faire une visite du chantier, était ravie du résultat et me pardonnait du coup d’y passer des heures et des heures. Tout se présentait au mieux.

Un soir, après avoir bricolé dans la cuisine, je descendis au sous-sol pour estimer le temps de travail à consacrer à sa remise en état. Mes beaux-parents s’en servaient de débarras et ils y avaient laissé pas mal de choses pensant qu’elles nous seraient utiles mais dont je comptais bien me séparer. J’avais l’idée de faire de cet espace un petit endroit cosy avec des lumières tamisées, un bar, deux canapés. Pas question de garder toutes ces cochonneries.

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